N°56
Mai/Juin 2017

L'Île Maurice : perle de l'Océan Indien, oasis des investisseurs

MOTS CLES : Tropiques | Résidence secondaire | Fiscalité

L'île maurice

A onze heures de vol mais seulement deux heures de décalage horaire de la Métropole, l'Île Maurice est devenue l'une des destinations privilégiées des investisseurs. Et pour cause, l'ancienne colonie française, puis britannique, a de quoi faire rêver : plages et paysages tropicaux idylliques, infrastructures classées au top 10 des infrastructures africaines, Internet haut-débit, enseignement, commerces, etc. L'économie y est florissante avec une croissance du PIB de l'ordre de 4% par an, et ce jusqu'en 2018*. Encore mieux… l'Île est aussi un véritable havre fiscal.

Journaliste : Boris Rouah

330 km de côtes baignés par des eaux azures, de longues plages de sable blanc, une qualité de vie inégalée… La réputation touristique de l'Île Maurice n'est plus à faire. Mais si les investisseurs sont de plus en plus nombreux à tourner leur regard vers la perle de l'Océan Indien, c'est aussi parce que ce petit pays (à la fois anglophone et francophone) a opté pour une démocratie de type parlementaire et un système judiciaire indépendant, gages de stabilité économique et politique. Autre raison, et pas des moindres, une fiscalité qui a de quoi faire rêver : ni impôts fonciers, ni impôt sur les successions, ni ISF (impôt de solidarité sur la fortune), ni impôt sur les plus-values, dividendes et intérêts, impôts sur le revenus et TVA taxés à hauteur de 15% seulement, exonération des droits de douanes sur les équipements et libre rapatriement des bénéfices, dividendes et capitaux. S'il est encore besoin d'un argument, il n'est pas nécessaire d'être résidents pour bénéficier de certains de ces avantages fiscaux grâce à une convention signée entre Maurice et la Métropole. La raison : le pays s'est ouvert aux investisseurs étrangers en 2002.

Acquéreurs étrangers bienvenus

Depuis, le marché immobilier a pris un réel essor grâce à l'introduction de schémas immobiliers permettant la création de domaines intégrés de grande envergure (avec golfs, marinas, appartements et villas) ou de domaines plus petits : l'IRS (Integrated Resort Scheme) et le RES (Real Estate Scheme), récemment remplacés par les PDS (Property Development Scheme). Et même si, comme partout ailleurs, le marché immobilier mauricien a subi la crise économique de 2008, l'appréciation de ces biens – et donc du capital des acquéreurs - y est constante. « Le marché reste solide, avec une appréciation moyenne d'environ 3 à 4% minimum chaque année, voire plus pour certains programmes, souligne Philippe de Beer, dirigeant et fondateur de Park Lane Properties, l'une des principales agences de l'Île. D'autant que le cadre légal est de plus en plus strict pour les promoteurs de ces programmes, ce qui offre ainsi plus de garanties aux investisseurs. »

Un choix de prédilection

Les investisseurs étrangers sont en majorité des Français (42%), des Sud-africains (20%), ou des Anglais, Suisses et Belges qui désirent acquérir une résidence secondaire qui deviendra souvent, à terme, leur résidence principale. Les régions côtières sont bien évidemment les plus demandées : dans le nord autour de Grand Baie, et dans le sud-ouest à Tamarin ou Rivière Noire. Pour Philippe de Beer, « L'Ile Maurice n'est pas en compétition avec des pays qui offrent aussi un « golden visa » comme le Portugal par exemple, ou d'autres pays exotiques prisés par les acheteurs français comme la Thaïlande. Les acheteurs intéressés par Maurice sont tombés amoureux du pays et l'ont choisi, non pas par élimination ou après une sélection, mais réellement parce qu'il s'agit d'un choix de prédilection pour une résidence secondaire ou principale. »

Prestige ou appartements en résidences

Le ticket d'entrée, s'il n'est pas inacessible, reste quand même élevé : « Le budget moyen des acquéreurs de villas oscillent entre 650 000 € et 900 000 €, indique Philippe de Beer. Il s'agit principalement de villas avec jardin et piscine, proches de la mer. Ces biens sont aussi particulièrement prisés puisque faciles à fermer et qu'ils ne demandent que très peu d'entretien. Les ventes de villas au-dessus de 1,5 million d'euros ou d'appartements haut de gamme au-dessus de 750 000 €, sont plus lentes, même si certains programmes offrent de très belles prestations au sein de domaines de golfs intégrés ou en marina. » Selon le dirigeant, les appartements en résidences R+2 – destinés à la base aux acquéreurs mauriciens - rencontrent quant à eux un intérêt croissant (budget moyen de 155 000 €), même s'ils n'offrent pas la résidence permanente. « De plus en plus d'acquéreurs attendent un retour locatif lorsqu'ils n'occupent pas leurs biens afin de financer au moins les charges mensuelles et pour mieux rentabiliser leur investissement de départ. Il faut être prudent car tous les programmes n'offrent pas forcément une bonne rentabilité. Il est donc impératif de bien se faire conseiller par un agent immobilier professionnel qui pourra donner un avis objectif sur ce qui proposé sur le marché. »

*Source : Banque mondiale

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Expression #56

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