N°18
Janv./Févr. 2011

Propriétaire locataire, le match...

MOTS CLES : Investissement | Pouvoir d'achat | Nouveau mode de vie

Si cette question paraît anodine au prime abord puisque tout le monde s'accordera qu'un toit à soit vaut souvent mieux qu'habiter chez les autres ; les changements de mode de vie, la nouvelle conjoncture économique, font fondre la frontière séparant l'option du choix de la location et de l'achat. Alors comment bien gérer cette nouvelle donne quand on est négociateur. Voici quelques explications.

Propriétaire locataire, le match...

Acheter paraît de manière générale beaucoup plus intéressant que louer. Et pourtant. Nombreux sont ceux qui à l'heure actuelle font le choix de la location. Bien sûr les raisons qui font pencher la balance en faveur de l'achat sont nombreuses : le fait d'investir de l'argent dans un bien à soit est une des raisons principales à laquelle s'ajoute l'insécurité liée au propriétaire qui peut décider de récupérer son bien pour le vendre. Le bien acquis constitue une épargne sûre avec un patrimoine qui prend de la valeur au fil des ans. Autre argument choc qui donne une plus-value au bien acheté : la retraite. En prévision de revenus sans doute amputés de moitié, être propriétaire a des vertus. Dès lors que le crédit est remboursé, on fait forcément des économies sur le poste logement, même si les charges continuent à

Propriétaire locataire

courir. Autre facteur en faveur de l'achat, mais plus psychologique cette fois, le besoin des Français de se sentir chez soi, de n'avoir de compte à rendre à personne - exception faite de la copropriété - quand on décide de faire des travaux.

Le pouvoir d'achat joue sur l'option achat ou location

Reste qu'être propriétaire n'a pas la souplesse de la location, notamment lorsque des personnes sont confrontés aux aléas de la vie, comme les divorces ou une mutation de travail voir la perte de son emploi. A l'heure actuelle, en location, il suffit d'un préavis de trois mois, ramené dans certains cas à un mois (mutation, licenciement) pour pouvoir changer de logement. Le propriétaire, lui, doit trouver un acquéreur, ce qui peut prendre quatre ou cinq mois, voire un an par les temps qui courent et pas toujours au prix espéré, surtout si le marché local est sinistré. Quand on achète, mieux vaut donc être sûr de pouvoir rembourser. En période d'augmentation des prix, la location peutêtre une option plus qu'envisagée avant le retour à des prix à la baisse. Un autre argument plaide en faveur des locataires, compte tenu du marché, un pouvoir d'achat supérieur à celui de l'accédant à la propriété. Une récente étude de Century 21 sur le sujet est éloquente. Avec un budget de 900 ? par mois, un locataire peut louer un appartement de 32 m² à Paris, mais s'il décide de devenir propriétaire, il ne pourra s'offrir que 27 m². Même situation à Lyon où pour un budget identique, le locataire se retrouvera dans 66 m² contre seulement 60 m², s'il achète. Toutes les villes ne sont cependant pas logées à la même enseigne. A Boulogne-sur- Mer où le locataire ne pourra s'offrir que 78 m² contre 81 à l'achat. Il n'empêche, en règle générale, selon Century 21, plus le budget augmente et plus la location l'emporte sur l'achat en termes de superficie disponible (les grandes surfaces se louent moins cher au m2) En outre, il n'est pas nécessaire de payer en plus la part des charges de copropriété qui restent à la charge du copropriétaire ni la taxe foncière...

Une question de choix personnelle

Au final le choix d'une des options réside avant tout dans une approche personnelle et la vision que chaque individu a de sa situation. Ce sont les événements de la vie personnelle qui poussent à sauter le pas. Si par exemple la personne est susceptible d'être mutée, il lui sera sans doute plus sage de patienter quelques temps avant de se lancer dans l'aventure. A contrario, si elle est sur le point de fonder une famille et veut s'établir de façon pérenne, l'accession à la propriété semble plus cohérente. En outre, si la personne est jeune et justifie de moyen financier intéressant, investir reste une solution intéressante au regard des banques souvent plus favorables à accorder des prêts aux actifs jeunes qu'à des adultes proche de la retraite. Le rôle du négociateur immobilier, quelles que soient les attentes du

futur acquéreur, consiste avant toute chose d'avoir une vraie prise en compte de tous les paramètres de la demande afin d'orienter la personne vers le bien à louer ou à acheter. Avoir une bonne connaissance du marché immobilier est une bonne chose mais une connaissance des réalités économiques des nouvelles conventions sociales font aussi souvent la différence pour donner aux visiteurs qui viennent dans l'agence les meilleurs conseils pour qu'ils fassent leur choix en toute connaissance de cause.

 

Gabrielle Mansier

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Expression #18

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