N°15
Juillet / Août 2010

Bientôt des taux fixes sur 20 ans à moins de 3,50%

130 agences succursales réparties sur toute la France, les Dom-Tom et le Maroc, 22 000 dossiers pour 3, 6 Milliards d'euros de crédits signés. Avec 20% des crédits en France réalisés par les courtiers, le métier de courtage en prêts immobilier est en plein essor. Philippe Taboret, directeur général adjoint de CAFPI explique en quoi la baisse des taux d'intérêts peut avoir des répercussions sur les crédits immobiliers et ad fine sur l'achat des Français.

«Sur fond de crise grecque et de turbulences boursières, la Banque centrale européenne (BCE) n'a pas jugé bon de rehausser son principal taux directeur et a, une nouvelle fois début mai, décidé de le maintenir à son plus bas niveau historique, soit 1 %. Un statu quo qui vise, plus que jamais, à maîtriser l'inflation. D'autant qu'une nouvelle menace pèse sur les marchés. En effet, avec la remontée du dollar, les pays de la zone euro paient plus cher leurs importations, notamment le prix des matières premières, ce qui sous-tend le retour à une inflation au-delà du seuil toléré par la BCE. Autre préoccupation de la BCE : ne pas « casser » la reprise économique. De ce point de vue, l'affaiblissement de l'euro face au dollar -il faut aujourd'hui 1,24 dollar pour acheter un euro alors qu'il en fallait 1,4 en début d'année - est plutôt une bonne nouvelle.

Un Euro faible concourt à plus de compétitivité

En effet, si l’euro fort accroît le pouvoir d’achat des pays qui ont choisi cette monnaie, l’euro faible favorise, en revanche, la compétitivité des entreprises qui exportent grâce à des coûts de production moins élevés, ce qui devrait accélérer la reprise de l’économique dans la zone euro. La BCE a donc fait le choix de rassurer les marchés financiers en pleine tourmente.

De notre côté nous approuvons cette décision et nous suggérons même à la Banque centrale européenne d’envoyer un signal fort en direction des marchés. L’occasion est donnée à Jean-Claude Trichet d’abaisser les taux d’intérêt au niveau de ceux des Etats-Unis pour favoriser le remboursement des déficits publics qu’il combat depuis le début de son mandat si tel était le cas, nous pourrions voir prochainement le coût de l’argent baisser à un niveau historiquement bas de l’ordre de 0,75, voire 0,50 %.Une telle décision aurait des répercussions immédiates sur les taux des crédits immobiliers. Indexés sur l’Euribor, les taux révisables seraient moins coûteux pour les nouveaux emprunteurs comme pour ceux qui ont déjà contracté un prêt immobilier.

Des taux fixe sur 20 ans à moins de 3, 50%

D’où la baisse de l’OAT qui a chuté depuis la crise financière qui a chuté de 150 points de base (il était à 4,80 % durant l’été 2008) Les barèmes de crédit ont déjà suivi le mouvement et devraient continuer à aller dans se sens si les taux baissaient à nouveau. Nul doute que les banques joueraient le jeu et répercuteraient ces baisses sur leurs barèmes de prêts immobiliers. Nous pourrions alors proposer des taux fixes sur 20 ans à moins de 3,50 %, une nécessité pour Cafpi. D’autant qu’avec la reprise de l’activité et la pénurie de logements à laquelle on assiste, les prix sont à nouveau orientés à la hausse. Ce qui se traduit forcément par une baisse de solvabilité des acquéreurs. Le taux est un élément d’ajustement qui permet de maintenir le capacité d’emprunt des candidats à l’acquisition. Une telle politique favoriserait aussi la reprise de l’activité immobilière si nécessaire à l’économie française. Crise ou pas, les Français ont en tout cas besoin de se loger. Ils changent de logement par choix ou par obligation (séparation, divorce ….). Dans les deux cas, ils souhaitent toujours devenir propriétaires de leur logement. Ils ont compris que posséder un toit protège leur avenir et qu’il vaut toujours mieux payer une mensualitéqu’un loyer à fonds perdus. Les candidats à l’emprunt restent donc très nombreux et il serait dommageable de les décourager. Or, si les prix remontent faute d’une offre suffisante, alors que dans le même temps les revenus stagnent et l’emploi se dégrade, seuls les taux bas permettront aux acquéreurs de mener leur projet à terme.

Gabrielle Mansier

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Information de l'immobilier Expression #15

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